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Septembre 2025: partager la foi
Octobre 2025: partager la route
Novembre 2025: partager le chagrin et l’espérance
Décembre 2025: partager la joie
Janvier 2026: Partager les biens
Février 2026: partager les combats
Mars 2026: Partager le peu, Dieu le multiplie
Mars s’ouvre sous un ciel hésitant. Rien n’est encore pleinement accompli, tout demeure fragile. C’est peut-être le moment idéal pour entendre cet appel : nous avons peu… et pourtant, ce peu suffit.
Nous sommes spontanément tentés d’attendre d’avoir davantage: plus de temps, plus de moyens, plus de certitudes, pour se donner. Mais l’Évangile est autre: C’est l’offrande qui ouvre à la fécondité. Le Christ ne demande pas aux disciples d’inventer le pain ; il leur demande d’apporter les cinq pains et les deux poissons.
Partager le peu, c’est refuser la logique de la peur. C’est croire que l’amour ne s’épuise pas en se donnant. Dans le geste de Jésus, l’action de grâce précède la multiplication (Évangile selon Jean, chapitre 6). Il rend grâce avant même que la foule soit rassasiée. Comme si la gratitude ouvrait déjà l’espace du miracle.
Dieu ne multiplie pas nos réserves, il multiplie notre don et transfigure notre pauvreté. Ce qui est offert devient relation, et la relation est toujours plus vaste que le calcul. Là où nous voyons une insuffisance, Dieu voit une possibilité de communion. Là où nous comptons, Dieu crée.
En partageant le peu que nous avons et que nous sommes, Dieu fait de notre communauté un espace d’abondance. Celle d’une présence qui circule, d’une charité qui se répand, d’une espérance qui ne dépend plus des chiffres. Et alors nous découvrons que le vrai miracle est que notre cœur, en se donnant, devienne capable d’infini. |